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Grossesse : comment savoir qu’il est temps d’arrêter de travailler ?

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Grossesse : comment savoir qu'il est temps d'arrêter de travailler ?

Pour une salariée enceinte, partir au travail est souvent source de stress. En effet, durant la période de grossesse, les femmes salariées ont le droit de prendre un congé de maternité. Toutefois, au cours de la grossesse, si une femme salariée enceinte souffre d’une maladie ou si le bébé présente des problèmes de santé, elle peut bénéficier d’un arrêt de travail avant l’accouchement. La question du travail est un point à ne pas négliger.

Lorsque vous êtes enceinte, il est important de prendre le temps de réfléchir sur les éventuelles contraintes que votre grossesse peut engendrer sur votre quotidien, notamment sur votre travail. Vous aurez à décider si vous devez arrêter de travailler ou de continuer à travailler pendant votre grossesse. Il est important de comprendre comment prendre une décision ferme et de savoir quand il est temps d’arrêter de travailler.

Quand est-ce qu’il est temps d’arrêter de travailler pendant une grossesse ?

Le mieux est de considérer votre état de santé et de votre bien-être, de la sécurité de votre travail et de votre capacité à organiser les formes de garde d’enfants pour votre bébé.

Si vous souffrez de nausées matinales ou si vous avez des douleurs physiques qui vous empêchent de travailler de manière sûre et productive, alors il est peut-être temps d’anticiper votre congé de maternité et d’arrêter de travailler. Vous devez également considérer si votre travail est favorable à votre santé. Si votre travail consiste à manipuler des produits chimiques ou à exercer des activités physiques exigeantes, il est important de consulter un médecin avant de décider si vous devez continuer à travailler.

La durée d’arrêt de travail durant la grossesse

Les conditions physiques des femmes ne se ressemblent pas. Certaines femmes vivent leur grossesse comme dans un rêve, tandis que d’autres sont sujettes à diverses complications. Dans tous les cas, un point reste à élucider pour rappeler les droits d’une femme salariée enceinte, la durée à laquelle le congé prénatal doit être fixée durant la grossesse :

  • Pour un premier ou un deuxième enfant, le congé de maternité survient à 6 semaines avant la date du terme ;
  • Pour une 3e naissance, la durée du congé de maternité est de 8 semaines avant la date prévue pour l’accouchement ;
  • Pour des jumeaux, le congé de maternité intervient à 12 semaines avant la date prévue pour l’accouchement.

Les raisons pour demander un congé pathologique prénatal

Outre le congé prénatal, sachez que d’autres raisons peuvent faire l’objet d’une demande d’arrêt maladie durant la grossesse ou d’un congé pathologique de grossesse :

  • La femme salariée enceinte est victime d’une hypertension artérielle ;
  • La future maman développe un diabète gestationnel qui nécessite le suivi rapproché de la maman et du bébé ;
  • Le bébé risque de naître prématurément ;
  • La femme salariée risque de faire une fausse couche suite à l’ouverture du col ;
  • La femme enceinte peut subir des douleurs liées à la grossesse, de la fatigue ou des troubles comme celui du sommeil.
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Vous devez savoir que, suivant l’article L1225-21 du Code du travail, le congé pathologique prénatal doit être justifié afin que l’employeur puisse accorder la durée prévue, soit 14 jours.

Qui peut m’aider à décider si je dois arrêter de travailler pendant ma grossesse ?

Un médecin ou un professionnel de la santé peut vous aider à décider si vous devez ou non arrêter de travailler durant votre grossesse en fonction de votre état de santé et des risques liés à votre travail.

Pour pouvoir demander un congé ou un arrêt maladie au travail, la femme enceinte salariée devra se munir de l’attestation médicale faite par un médecin ou un gynécologue. Les démarches pour obtenir un congé ou un arrêt de travail sont simples :

  • Prévenir l’employeur par lettre recommandée avec accusé de réception ;
  • Joindre le certificat médical du gynécologue ou du médecin.

L’avis d’arrêt de travail pour la femme enceinte se compose de 3 feuillets : pour l’employeur et pour la caisse d’assurance maladie. Sachez que la Sécurité sociale se réserve le droit de vérifier l’état de la salariée enceinte, qu’il ne s’agit pas d’une fausse déclaration. Pourquoi ? La réponse est simple, juste pour bénéficier des avantages et des indemnités du congé de maternité ou de l’arrêt de travail.

De plus, vous devez prendre en considération la disponibilité des garderies et des services de garde d’enfants, car ces éléments sont indispensables pour pouvoir continuer à travailler pendant votre grossesse. Si vous n’avez pas les moyens financiers ou le soutien de votre famille pour payer les services de garde d’enfants ou pour trouver une garderie, alors il est peut-être temps d’arrêter de travailler.

Vous pouvez opter pour un emploi à domicile ou demander à votre employeur de vous confier un poste relatif à votre état et d’établir un contrat de travail avec les mêmes conditions de rémunérations avant votre grossesse.

Enfin, concernant les indemnités durant le congé de maternité et le congé pathologique prénatal ou postnatal, la salariée enceinte bénéficie de l’intégralité du salaire de base, en plus d’une protection contre le licenciement. Également, sachez que la salariée perçoit des indemnités tout au long de la période du congé ou de l’arrêt maladie, via la Sécurité sociale, à raison de la moitié du salaire de base. Suivant la convention collective applicable dans la société, l’employeur peut compléter le salaire de sa collaboratrice après l’accouchement.